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Cinéma belge cherche public

Mercredi 27 octobre 2010 sur ARTE Belgique à 22h10

Dimanche 31 octobre 2010 sur La Deux à 22h45

L'émission Quai des Belges du 27 octobre est enregistré dans le cadre du FIFF à Namur, et tournera autour du cinéma belge qui cherche son public et du documentaire sur Jaco Van Dormael, « Hors Limites », réalisé par Olivier Van Malderghem. Initiée par la Cinémathèque de la Communauté française, la collection de documentaires de référence sur le Cinéma belge consacre son premier numéro à l’œuvre de Jaco Van Dormael. Regard, questionnement sur l’œuvre et leçon de cinéma, ce documentaire synthétise l’apport de l’un de nos plus brillants créateurs. Avec comme complément le court métrage de Joachim Lafosse, « Avant les mots », tourné dans une crèche. Ou comment faire naître du cinéma avec un acteur de moins de trois ans… C’est durant les trois premières années de la vie que se joue le rapport aux limites, sujet que Joachim traite dans chacun de ses films. Et les conflits des bambins ne sont pas fort éloignés de ceux qu’on peut vivre dans une cour de récré ou au bureau.

Hadja Lahbib recevra ses invités dans le décor du cinéma Caméo ainsi que dans l'espace "presse" du Palais des Congrès de Namur. Il y aura Joachim Lafosse, auteur du court métrage "Avant les mots", qui prépare son prochain film "Aimer à en perdre la raison", inspiré de l'affaire Lhermitte, cette mère infanticide qui a tué ses cinq enfants. Un film qui devrait réunir Gérard Depardieu, Tahar Rahim, Emilie Dequenne et dont le tournage est prévu au printemps 2011 ; Jaco Van Dormael dévoilera les secrets de fabrication de son dernier long métrage Mister Nobody (10 ans de travail et un refus à Cannes) et donnera ses impressions sur le documentaire qui lui est consacré, réalisé par son ami de longue date Olivier Van Malderghem. Ainsi que Nabil Ben Yadir, le réalisateur des "Barons", qui a fait un triomphe en Belgique avec son film à la verve acide bousculant tous les clichés.

Au cours de la soirée sera diffusé le documentaire "Hors Limites, le cinéma de Jaco Van Dormael" d'Olivier Van Malderghem, écrit en collaboration avec Luc Jabon. Une coproduction IOTA Productions/Cinémathèque de la Communauté française/RTBF

La Cinémathèque de la Communauté française vient de mettre en chantier deux collections consacrées au cinéma belge francophone. La première, « Mémoire du cinéma », mettra en exergue les films et les réalisateurs qui ont marqué l’histoire de notre cinéma. La seconde, « Cinéastes d’aujourd’hui » se propose d’explorer par des documentaires, l’œuvre de nos cinéastes actuels. Le premier numéro de cette collection est consacré à Jaco van Dormael dont l’originalité de l’écriture scénaristique et l’inventivité de sa réalisation lui confèrent une singularité dans le paysage cinématographique francophone.

Jaco van Dormael est un réalisateur inventif, un scénariste hors norme, un auteur particulièrement singulier. Entrer dans son œuvre, ce n’est pas seulement comprendre et montrer ce qui le caractérise et le distingue des autres cinéastes, c’est aussi s’interroger sur sa démarche créatrice et son évolution. Parallèlement, "Hors Limites" nous donne à voir les multiples facettes du personnage, son parcours, ses amitiés, sans négliger de questionner cette longue absence avant la réalisation de Mr Nobody, un film qui a suscité l’admiration pour certains, l’incompréhension pour d’autres…

Un quart de siècle est passé depuis la réalisation de "E Pericoloso Sporgesi".  Quinze ans depuis la réalisation du "Huitième Jour".  Jaco Van Dormael, auteur et prolifique pendant les années 80 et 90, s’est arrêté soudain en 1997.  Puis, le voilà revenu en 2009 avec un long métrage qui rompt en partie avec son esthétique antérieure. Qu'est-ce qui explique ce long retrait ? Est-ce le signe d’une difficulté à dépasser les limites atteintes dans ses œuvres précédentes ?  Est-ce lié aux douleurs de l’enfantement de "Mr Nobody", obligeant Jaco à de longues années de travail et de maturation ? "Mr Nobody" est différent des films antérieurs de Jaco. Un point d'aboutissement pour une démarche de réalisation commencée avec "E pericoloso Sporgesi"...  Un pas trop loin ?